
J'ai d'abord marché vers cette étoile aussi filante qu'elle soit. J'ai couru jusqu'a la perdre de vue.
Il faisait noir je cherchais a tatons un peu de lumiere. Puis il a fait chaud la glace sous mes pieds
est devenue désert. Et j'ai vu les rayons. Appaisée par cette vision nouvelle, je vouais tout
mon amour a l'astre du jour. Inconditionelle, craintes, peurs, efforts, espoirs, tous reposant sur lui.
Mais il se mit a jouer , a se cacher, derriere des nuages qui me terrifiaient, me renvoyaient a ma glaces
trop redoutée. A bout de souffle j'essaye de le rattraper, il devient rouge, saigne, souffre se lamente,
se perd, disparait. Je n'ai pas crains ses faiblesses j'étais aveuglé par trop de lumiere.
Le noir a nouveau, je cours sans voir, je me cogne au murs, tombe dans les précipices, me releve,
suffoque, défaite mais pas détruite.
Poussée par l'espoir de revoir ce soleil, je me leve, me tient droite devant cette horizon menaçant,
je fais face a un gouffre sans fond. Je tremble de froid, j'ai besoin du soleil pour réchauffer ma peur.
Et si c'était une lueur droit devant, si en courant j'avais oublié d'ouvrir les yeux.
Cette étoile au loin est peut etre le plus merveilleux des astres, bien plus chaud que ce lache soleil.
Je saute
.. non je vole.


